Dans mon inaction, je songes...


Un environnement propice à la réflexion... - Bombardopolis, 17 Mars 2016
Un environnement propice à la réflexion... - Bombardopolis, 17 Mars 2016

Je ne sais où je vais,

 

Je ne sais où l’on va…

 

 

Je n’ai pour moi que mon jeune âge, quoique, ma motivation de découvrir ce monde qui m’entoure, une furieuse envie de faire mon possible pour l’améliorer mais pas forcément encore la possibilité de la mettre en œuvre… et mon cœur.

 

 

Issu d’une génération perdue entre ceux qui ont profité sans même y penser et ceux qui ne pourront peut-être même pas y rêver.

 

Celle qui va devoir faire les choix très certainement les plus importants de tous. Et pourtant, celle qui n’y est pas préparée.

 

Celle des citoyens du monde, mais qui ne le savent pas encore.

 

Qui le découvrent peu à peu, voyageant et explorant jusqu’aux moindres recoins de nos océans et continents et s’apercevant enfin que l’autre n’est qu’un moi différent. Qui, écoutant ou regardant un match de football du Barça à Marseille,  Bali ou au fin fond du Tchad, s’aperçoivent que le monde est bien plus uniformisé qu’ils ne le pensaient. Qui ont bien conscience que quelque chose va mal, mais n’arrivent à mettre de mots sur cette / ces chose(s). Qui espèrent.

 

 

Oui, qui espèrent.

 

Comme moi, que le monde ira mieux demain. Que nos enfants pourront grandir aussi confortablement que nous l’avons vécus. Mais mieux encore, que Leurs enfants, ceux de ces milliers de réfugiés, déplacés, immigrés… pourrons aussi avoir la même chance.

 

Qui espèrent que les hommes de pouvoirs, les firmes multinationales, les plus fous de nos tirants, vont un jour, proche si possible, finalement plier devant la masse silencieuse, et ne plus exploiter une partie du monde pour combler l’autre. Devenir « Fair », c’est si tendance. Mais sans que notre niveau de vie diminue, bien sûr. Nous rêvons (mais perso je suis prêt à pas mal de concessions).

 

 

Issu de ceux qui ne croient plus trop à ces politiques vieillissant(e)s,  aimeraient bien qu’il y ait une alternative un peu moins cruelle parfois que celle de ne résumer nos objectifs qu’a une croissance à ½ chiffre, de plus grosses sommes investies dans notre défense ou des variations de taxations… Que quelque part, quelqu’un se lève un jour et arrive enfin à proposer des solutions miracles. Que nous ayons nous aussi notre Ghandi, notre Mère Thérésa, notre Che Guevarra, notre Massoud,… quelqu’un… Mais qui n’osent être ce quelqu’un, ou semblent avoir perdu le mode d’emploi qui permettrait à l’humanité de le faire émergé.

 

 

Du coup, je ne sais trop comment me positionner.

 

 

Comme beaucoup, Le monde, je le subi. Des idéaux, j’en ai eu. Mais je ne sais plus trop lesquels.

 

Moi  je les ai perdus entre le « Let’s bring the food, CNN arrive ! » d’un représentant des UNHRC au représentant du PAM (on parle là de milliers de réfugiés qui n’étaient pas servis depuis des semaines…mais c’est une autre histoire) et l’horreur des derniers attentats à Paris, Bruxelles, Bamako, Ankara, Grand Bassam, Kabul… D’autres les auront laissés dans leurs canapés, à leur travail, entre les zéro de leurs comptes en banque.

 

 

Dans la politique, je ne me retrouve pas. Dans l’associatif, les résultats ne viennent pas assez vite, quand des résultats il y en a. Le terrorisme m’a bien tenté, de par ses résultats un poil plus concrets, mais cette idée m’a vite quittée…

 

 

Alors je me mets à rêver,

 

 

A rêver d’une fracture totale. De l’élévation d’une conscience universelle que nous ne pouvons continuer à foncer ainsi droit dans le mur. Il est solide et se rapproche bien trop vite. Si je/nous/vous n’arrivons à braquer bien fort le bolide de nos vies, il se pourrait bien que nos espoirs pour les générations futures ne puissent même être réalisables pour nous-mêmes.

 

 

A rêver que ces conflits qui remplissent nos pages d’actualités ne soient qu’un mauvais moment à passer. Une folie de l’humanité, qui saura retrouver sa raison, avant qu’il ne soit trop tard…

 

A rêver que l’amour de l’Homme pour l’Homme saura un jour l’emporter, sur sa soif de pouvoir et son avidité,

 

 

A rêver que mes rêves deviennent réalité…

 

…Alors que c’est à moi/vous/nous de les concrétiser...

 

...là où nos pieds voudront bien nous porter...


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