Vides d'Humanitaire - le Recrutement

Et pourquoi pas moi ?
Et pourquoi pas moi ?

Si jamais tu es en mal d'aventures, en à marre de ta routine si semblable à celle de tes collègues, à du cœur à revendre et qu'il est bien accroché, alors la vie de travailleur humanitaire est faite pour toi !

 

Enfin, quelques points sont à préciser, des paramètres pas négligeables sont à prendre en compte avant de te lancer... je ne saurais qu'encourager toutes bonne volonté, mais suggèrerais à tout candidat de partir bien renseigné. Et pas seulement. Il ne suffit que d'une revue rapide des sites des plus grandes ONG citées ici pour se rendre compte que l'on est plus près du thésard en sciences politiques que du hippy à la recherche de lui-même, en ce qui concerne les profils recherchés... il faut parfois s'accrocher !

 

Alors, si malgré tout tu pense te lancer, ou est intéressé par ce monde un peu à part, ce billet t'es dédicacé, tu fais le bon choix et je te souhaites tout le meilleur. Mais d'abord...

Sais-tu vraiment dans quoi tu veux te lancer ?

 

 

C’est un fait maintenant avéré, une forte motivation et un altruisme démesuré ne sont plus les seuls arguments que vous aurez à avancer aux recruteurs de l’humanitaire.

 

 

D’autres s’y sont cassées les dents. Sois par manque de retours positifs lors de leurs candidatures, soit parce que une fois arrivés sur le terrain, ce que l’on attendait de leur part leurs semblait démesuré. (On est loin des préjugés de l’humanitaire « Bernard Kouchner »…)

 

 

Toutefois, si tu es vraiment décidé à te lancer et sais bien vendre les spécificités de ton parcours et les cohérences des choix qui t’amènes là, tu ne devrais pas avoir trop de problèmes pour trouver un employeur… L’humanitaire est un métier d’avenir, ai-je eu le malheur de plaisanter avec l’un de mes collègues, au tout début de mon aventure… le nombre de postes vacants répertoriés sur les sites ci-dessous parle malheureusement de lui-même. Si tu es prêts à faire de grosses concessions (parfois très grosses), dans le milieu de l’humanitaire tu ne manqueras pas de travail.

 

 

Que tu te lances dans des carrières de chef de projet, d’administrateur, de responsable sécu, de logisticien, d’évaluateur,… ou que sais-je ? Ne t’attends pas à commencer avec tout le package des préjugés (j’y reviendrais ailleurs). Ni dans un extrême (Le salaire de fortune, le gros 4x4, la mission accompagnée,… ne seront à tes débuts que de douces illusions), ni dans un autre (A moins de faire les PeaceCorp, et encore semble-t-il, tu auras toujours de quoi manger chaque jour, un accès à l’eau potable, à une douche, une connexion internet (parfois balbutiante)…).

 

 

Des personnes vivant avec ces standards tu en rencontreras bien entendu, dans les UN pour la plupart, parmi tes collègues pour certains… mais toi c’est en tant que stagiaire que tu commenceras. Enfin, stagiaire ou volontaire selon. A 400€/mois pendant six mois ou 900€/mois pendant deux ans, ça dépend. A vivre un peu à l’arrache, au grès des coupures d’électricité, d’internet et d’autres…

Si cela, entre autres, ne t’effraie pas, si tu es prêt à te lancer dans les démarches pour (re)partir en mission, alors tu vas très certainement te retrouver confronté aux questionnements suivants…

Un métier qui offre des expériences intérressantes... - Ayiti, Mars 2016
Un métier qui offre des expériences intérressantes... - Ayiti, Mars 2016

Ou serais-je basé(e) ???

 

 

Le travail sous les cocotiers, il te faut d’ores et déjà oublier… cela n’arrive qu’aux autres ou aux collègues un poil plus expérimentés (il semblerais que dans ce milieu il faille « en chier » un peu d’abord, avant de pouvoir prétendre aux plages de sables fin… confirmé par mon parcours, nan ?)

 

Et même si tu as postulé pour un poste plus qu’alléchant de responsable financier au Myanmar, la douce chargée de RH qui te rappelle pour tes entretiens / test de validations sait d’ores et déjà que l’on va te proposer ensuite de partir pour le Sud-Soudan. Elle le sait car elle a fait signer le contrat lié au poste basé au Myanmar trois mois plus tôt.

 

Aussi, si tu t’apprêtes à postuler dans l’une de nos « grandes » ONG, et que tu as peu ou pas d’expériences, il te faudra être flexible en termes de localisation. Mais pas de craintes, l’expérience montre que même les pires Enfers fourmillent de Paradis.

 

 

Quels types de contrats / pour quelles durées m’engager ?

 

 

Si tu vas être basé sur le terrain, alors :

 

 

Un CDD !!!!!!  D’abord parce que dans la majeur partie des cas, c’est ce que l’on va te proposer. A répétions même si tu les acceptes sans conditions… Ensuite, parce que dans ce milieu, où l’on va te demander de te consacrer à 200% à ton travail, il est bon de se fixer des échéances. Quitte à les repousser. Avoir une date de fin à son contrat permet de relativiser les situations parfois compliquées du quotidien. De se dire que dans…. de temps, ce sera fini, tu passeras à autre chose.

 

Pas pour te permettre de procrastiner, comme les plus pervers de mes collègues arrivent parfois si bien à le faire (je ne vous raconte pas le nombre de cadavres qui trainent dans les placards de nos missions humanitaires…) mais bien au contraire de te donner à fond sur une période bien donnée.

 

Avec en vue, à la fin de cette ligne droite, tes vacances bien méritées. Et puis… les remplacements sont si biens gérés  que dans tous les cas si tu veux rempiler, cela devrait aller…

 

Appui à la reconstruction des écoles - Abidjan, 2012
Appui à la reconstruction des écoles - Abidjan, 2012

Avec quelles ong m'engager ???

Si tu commences juste, et si tu es aussi motivé que je le fus, la réponse sera très certainement peu importe. Peu importe tant que je pars à l'aventure, et que l'on me promet au minima le gîte et le couvert...

 

Toutefois, en fonction de leurs histoires et engagements propre, certaines de nos ONG risquent de ne pas convenir avec tes idéaux ou façons de voir ton engagement. D'autres risquent de te demander u investissement que tu n'est peu être pas prèt(e) à avoir... Enfin, certaines composent avec des règles de sécurités qui ne te permettrons très certainement pas de réaliser tes rêves de partage...

 

Bref, mieux vaut se renseigner un peu sur ton futur employeur avant d'accepter toute propositions, et discuter avec des personnes du milieu pour éviter les mauvaises surprises (Contacter une personne en poste sur la mission avant de signer un contrat dans l'humanitaire devrait être obligatoire.. et je ne parle pas seulement du Directeur Pays, en chien de candidats, qui dirait oui au tout-venant, tant qu'il peut le décharger un peu de la masse de travail qui lui retombe dessus (oui, oui... le poste pour lequel tu candidate ou que l'on te propose n'est pour l'instant pas staffé...ne t'attends donc pas à une passation ou une présentation en régles de celui-ci par ton prédécesseur. Au mieux cela aura lieu sur Paris, en deux heures...)

 

Toutefois, si tu n'as pas la possibilité d'avoir un aperçu objectif de ton ONG / la mission sur laquelle tu vas arriver, j'ai essayer ici de répertorier les cas probables, selon quelques grands types d'Organisations...

Un choix pas si anodin

Dans le milieu de l'humanitaire, les type de postes comme les rémunérations n'ont absolument aucun standards.

 

Selon que tu te lance avec une petite ONG française intervenant dans 2/3 pays ou une des Grosses Machines Anglo-saxonne, rien à voir !

 

Si c'est l'aventure qui est ta principale motivation, et que tu n'as pas à te soucier d'une famille à nourrir, alors tu dois te diriger vers celles qui offre le plus de liberté, le plus d'autonomie sur le terrain.

 

Les petites ONG, crées et encore maintenues en vie par des passionnés d'un pays en particulier (Afrane,..... ), ou d'une action bien précises (Clown Sans Frontières,...) qui n'ont que très peu de contraintes en terme de sécurité et font généralement du travail de qualité.

Je ne parle pas là du Mastodonte MSF, que je ne connais pas, mais il semblerait qu'il ne soit pas non plus le plus généreux avec ses employés...

 

Si à l'envie de partir s'ajoute une obligation de mettre un peu de beurre dans les épinards (ou de rembourser le prêt de la crémière...) et que tu es prêt à partir à peu près n'importe où, alors il te faut regarder vers les quelques "grosses" françaises (Action Contre la Faim, ACTED, Solidarités, PUI). En ce qui concerne celles-ci, à priori pas de soucis, le nombre de postes ouvert augmente avec la détérioration de ce monde... Mais ne t'attends pas à ce que l'on te propose de partir à Tahiti de suite... Et puis, question aventures, attends toi à des règles de sécu un poil contraignantes. Bref, un choix de consensus, parfait pour les premières missions et pour apprendre sur le tas... sur la durée cela reste à vérifier.

 

Si jamais c'est une question d'argent, alors je ne sais pas trop à quelle porte tu dois taper. Les monstres anglo-saxons ou les UN affichent parfois sur leurs offres des salaires à 5 chiffres, mais je ne sais comment les décrocher. Et puis, les règles sécu qui accompagnent souvent ces postes là sont telles que je ne saurais les conseiller... Sans compter que je ne suis pas encore prêt à sacrifier tout mes idéaux sur ces grandes institutions...



Par où ça s'passe ????

Dans un premier temps, LE site pour les francophones cherchant à s'engager, c'est Coordination Sud. L'ensemble des offres des grosses ONG françaises et des annonces liées au développement s'y retrouvent. Attention toutefois, certaines annonces alléchantes ne se retrouvent ici que pour attirer le plus grand nombre et constituer un vivier de CV. Le poste que l'on va vous proposer si on vous recontacte ne sera très certainement pas celui pour lequel vous avez postuler, vous serez prévenus...

 

Ensuite, eh bien allez voir directement sur les sites des ONG qui vous attirent... et ne sous-estimez pas la valeur d'une candidature spontanée ou d'une connaissance bien placée. Une urgence est si vite arrivée...


Le choix du passionné

Si tu te lance dans ta première expérience, que tu recherche une expérience humanitaire sans concession avec tes convictions et que tu signerais n'importe quoi qui te permettrais de t'évader un peu plus loin du monde moderne, alors tu devrais commencer par fouiller par là :


Une petite ONG qui s'investit dans des endroits bien reculés, dans peu de pays ais sur des durées cohérentes et des interventions de qualité. Enfin pour ce que j'ai pu en juger.

Une ONG que je n'ai que très peu côtoyer sur le terrain. Crée récemment, cette ONG intervient sur l'urgence comme le développement, dans 10 pays à l'heure actuelle.

Il fallait que je la case celle-là... Très certainement pas rigolo tout les jours, le travail très engagé de cette organisation, au sein même des contextes parmi les plus difficile, est à valorisé. Quoi de plus noble que d'apporter un sourire là ou il n'y en a que trop peu...

Parce que ça vous assure de vivre une expérience entourée e gens formidables, dans un pays magique, très très loin de la mission cocotier tant redoutée...

partir encadré & limité

Le choix du compromis, celui qui te permettra de vivre tes premières aventures, de ressentir tes premiers frissons, mais en pouvant toutefois justifier à tes proches d'une sécurité (et des règles qui vont avec, parfois plus que pesantes...) relative, selon les contextes, c'est celui-là.

 

Partir avec une des "grosses" de l'humanitaire. Principalement française pour celles qui te donnerons ta première chance, il te faudra parfois t'attendre à leu consacré un temps en tant que volontaire/stagiaire avant de pouvoir prétendre à un vrai salaire.


Une grosse parmi les grosses. Fondée en 1979, recrute un peu de tout les profils. Beaucoup de support du siège, une vraie attention pour ces équipes, une autonomie sur le terrain parfois limitée / engluée dans des process un peu lourds pour ce que j'ai pu en constater... +++

Crée en Afghanistan dans les Années 90' , c'est l'une des dernières crées et des plus dynamique. Encore dirigée d'une main de fer par ses fondateurs, si tu veux te lancer avec eux, tu as tout intérêt à bien t'accrocher... +++ pour ceux qui aiment sauter dans le grand bain, et ensuite apprendre a nager ;-)

PUI - Née de Première Urgence et Aide Médicale Internationale, donne assez facilement leurs chances aux jeunes, en stage au siège ou sur le terrain, sur des postes intéressants. Plus aussi médicale que par le passé, les équipes et le travail semble de qualité. ++

Accès sur la WASH principalement, les échos des projets de Solidarités sont souvent bon. Plus dans le développement que dans l''urgence, vous y apprendrez à votre rythme, avec des équipes expérimentées... ++

les sites de candidatures / recrutements



A écouter pour se décider :


A noter que je n'évoque pas du tout dans ce billet les cas des ONG que je ne connais pas, ou pas assez... Principalement anglo-saxonnes, plus orientées Médicale et/ou qui ne sont à classer dans aucun chapitre, tant leurs spécificités sont importantes (CARE, IRC, MSF, CICR, Amnistie Internationale, WWF, Greenpeace...).


 

Ça y est, décidé ?

Au plaisir de te retrouver de part ce monde déjanté !

 

Encore quelques hésitations / question avant de te lancer ?

N'hésite pas à me contacter

 


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