Pour Vous j'ai testé... ZIKA


Que recherche le voyageur de toutes sortes, qu'il soit touriste, travailleur humanitaire, qu'il ai vendu son âme pour le développement de nos industries/compagnies et continu à promouvoir un néocolonialisme sans forcément le savoir, ou autre...(ou tout à la fois) si ce n'est avant tout de nouvelles expériences ?!

 

Des "nouvelles expériences", en maintenant plus de 4 ans de pérégrinations diverses, dans des pays plus où moins "safe" comme on dit dans le métier... Des belles, des un peu moins belles (sur le moment, parce que toutes finissent par devenir de bons souvenirs, avec le temps... mon esprit à cette capacité à oublier certains aspects de cette vie parfois... et c'est peut-être ce qui fait que toujours, j'ai cette envie de repartir...), mais qui valaient toutes le coup d'être vécues, partagées.

 

Aussi, de passage rapide en Haïti, ayant d'ores et déjà expérimenté Paludisme(x3), Fièvre Jaune, Amibes... je ne pouvais ne pas expérimenter ce virus qui à tant fait couler d'encre ces dernier mois, qui à rendu toute personne ayant traversée l’Amérique du Sud un peu pestiférée aux yeux de ses semblables européens, qui à presque réussi à faire légaliser l'avortement dans des pays ou les viols avec violences n'y étaient même pas arrivés... : ZIKA.

 

Perdu au milieu des montagnes, pas très loin de l'endroit où Christophe Colomb posa le pied pour la première fois en Haïti, je saisi l'occasion de cette solitude choisie (ou presque) pour partager cela avec vous, lecteurs du Dimanche. Pour vous faire un peu découvrir ce que peut-être cette maladie, dissiper quelques préjugés, fantasmes,... juste vous informer.

Premières manifestations de la maladie - Bombardopolis, Mars 2016
Premières manifestations de la maladie - Bombardopolis, Mars 2016

Premier Jour

 

A priori ça y est, mes efforts portent leurs fruits. Après maintes journées à me faire dévorer jours et nuits par ces petites bébètes voraces, les premières sensations un peu bizarres envahissent mon corps. Je me réveille la gueule un peu enfarinée, me sens un peu fatigué (au réveil... chelou !) et file devant la glace de notre salle de bain commune... Petites rougeurs sur le torse, les bras/mains couverts de petit boutons qui ne démangent pas encore... ZIKA est là !

 

Deuxième jour

 

Le torse couvert de rougeurs, des sensations de piqures qui surgissent à l'improviste, une fatigue générale... le virus commence à se faire ressentir un peu plus fort. Tout cela, plus l’intestin un poil barbouillé, autant vous dire que je ne me sent pas des plus en forme. Je l'ai bien cherché, à refusé de dormir sous des moustiquaires, et n'utiliser comme répulsif que des bougies à la citronnelles... (j'ai vu des moustiques,  ici, attirés par leur lumière.. what the F**k???!!). Mais le pire dans tout cela, c'est de se sentir, pour la première fois, un poil plus proche de ma grand mère (et pourtant des milliers de Km nous séparent)... à cause de ces douleurs dans les mains, qui à priori ressemblent fort à de l’arthrose. Ne plus pouvoir serrer les mains, ou alors avec difficultés.. il ne fait pas bon se sentir vieux... ;-)

Pas dde fièvre pour le moment, pas de tremblements... on dirait pour l'instant un palu timide.. espérons que cela dure.

 

Troisième jour

 

Un peu de sueur la nuit dernière, un peu plus de mal à taper ces quelques lignes ce jour.. une fatigue persistante qui ne donne pas une grande envie de se rendre au travail... et garanti à mes collègues un seuil de tolérance aux petites bourdes du quotidien proche de zéro... je me tien debout, Zika ne semble finalement pas la pire des expériences, en terme de maladie exotiques (enfin, tant que je ne prévoit pas de tomber enceinte- le lien étant toujours à confirmer, selon les sources ;). Les petites (grandes par endroits) rougeurs sont toujours là, mais ne se perçoivent plus tant que ça. Serait-ce le début de la fin ?

 

Quatrième Jour

 

Tout vas déjà mieux, je reprend le rythme de croisière au taff, me sens encore un peu fatigué, mais pas plus qu'àprès une grosse grippe, il semblerait que la sortie de crise se confirme. La fin de cette aventure donc, est par la même occasion de ce billet.. Plus de peur que de mal en fait si je dois en faire le bilan. Amis lecteur, je conclurais donc en ne vous souhaitant pas de partager cette expérience avec moi, mais en vous rassurant sur la gravité de cette maladie, si vous deviez vous rendre dans une des contrées infestées par ce virus, enfin tout au moins si vous n'êtes pas enceinte, où comme moi ne prévoyez pas de l'être ;)

 

Enjoy your trip, qui ne risque rien ne profite de rien...

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